De l’autre côté de l’atlantique [Part I]

Malibu

Ca fait quelques temps déjà que je veux vous parler de cette année passée aux Etats Unis, mais je ne savais pas trop comment, et j’avais peur que ce soit un peu trop long et de ne pas savoir comment organiser mes souvenirs, et puis il y eu cet article de Proserpinne, et celui là un peu plus ancien de Jasmine, et je me suis dit que peut être, je pouvais essayer de mettre de l’ordre dans tout ça (vous m’excuserez si c’est pas tout à fait ça)(et puis je devais bien le faire, parce que déjà que j’arrive pas à trier les photos et à faire des albums)

C’est une année passée à l’étranger, à 9000 km de chez moi, de l’autre côté de l’atlantique, là bas où le soleil brille toute l’année, où quand on en entend parler, on pense palmiers, sable blanc, surfs et stars de cinéma. C’est bien de la Californie dont je veux vous parler (et pourtant ce n’était pas mon premier choix, je voulais le Mississipi, pour le campus, pour les cours) (donc vous devinerez que j’y suis partie en programme d’échange universitaire). A deux heures de Los Angeles, un peu moins peut-être, en tout cas tout proche de Santa Monica, 4h de Vegas et de San Francisco. Pas dans une grande ville non, pas dans une université comme UCLA, mais si je devais changer quelque chose, je ne changerai rien. Cette année ne fut pas parfaite car même à l’autre bout du monde il y a des hauts et des bas, et on pourrait même en imaginer encore plus, car on ajoute aux bobos quotidiens, et autres histoires, la distance avec les amis, et la famille, les évènements que l’on manque (mariage, divorce, naissance, anniversaires, diplômes) mais aussi le temps qui passe, les vies qui avancent sans nous. La distance, ce n’est pas franchement facile. Je crois que c’est l’une des premières questions que je me suis posée avant de partir, mais est ce que les enfants de la famille vont penser à moi quand je serais loin, est ce qu’ils vont me reconnaître quand je reviendrai, mais comment je ferais sans vous, sans ma maman en cas de petit bobos de corps et d’âme, et comment on fera pour se donner des nouvelles, mais je vais louper des trucs, mais vous allez plus m’aimer pareil. Et puis ma famille et mes amis m’ont rassuré. Ils ont été présent jusqu’au dernier moment, jusqu’aux lignes de sécurité, jusqu’aux dernières larmes et aux revoirs avant de disparaître dans la foule des voyageurs de Roissy, jusqu’aux derniers textos envoyer dans la salle d’embarquement pleins de je t’aime, je ne vous oublierai pas, de on se parle bientôt. Et 9h plus tard, j’atterrissais à San Francisco. Bientôt 4 ans et pourtant c’est comme si c’était hier et des fois, c’est comme si ça faisait 10ans.

San Francisco / Golden Gate

Septembre à juillet. Deux journées de cours la plupart du temps, des fois trois, et surtout pas mal de travail personnel (et des QCM). Les manuels scolaires qui coûtent super méga hyper cher. Mais aussi un système scolaire auquel on doit s’adapter. Et des fois, bien s’en sortir, même mieux que certains étudiants américains parce qu’on nous a appris à rédiger et qu’on fait un peu plus attention. Et parce que le par cœur ça nous connaît. Mais c’est aussi des fois avoir un dictionnaire en classe et réviser jusqu’à pas d’heure parce que pas de traitement de faveur, et qu’on veut bien faire. Et ce qui était bien, c’est que la BU fermait à minuit et après les salles de classe et les couloirs restaient ouverts alors, des fois entre copines (ou toute seule), on restait tard voir très tard pour cet exam qui nous faisait un peu peur. Je ne compte pas aussi le nombre de soirée qu’on a pu faire. Des soirées alcoolisées ou non, de celles où on croit que E.T s’est réincarné en bouche à incendie, ou de celles à discuter des heures en terrasse (parce que la Californie c’est un peu la classe pour ça aussi, il fait chaud toute l’année). Les évènements à l’américaine : un mariage, Thanksgiving qui je crois reste ma fête préférée (si je ne le fête pas tous les ans depuis, c’est un vrai petit drame pour moi), le Homecoming, le Superbowl, les playoff de basket et toutes ces fêtes que nous connaissons qui prennent une toute autre dimension : Noël et ses chants dans tous les magasins, sur toute la radio dès le 2 novembre, la St Valentin et des cartes pour tout le monde, de maman à papa, aux frères et sœurs, aux professeurs, aux voisins et même au chien, au chat et à la tortue (poisson rouge et tout ce que vous voulez). Et Halloween, avec les costumes et le Trick or Treat et même que nos potes se fichaient de nous, mais pour nous on est jamais trop grands pour aller frapper aux portes et c’était drôle, si vous saviez comment et ces maisons parfaitement décorés pour l’occasion. Mais Halloween, c’est aussi une fête sur le campus, être au mauvais endroit au mauvais moment, et le mauvais côté de la Californie et des Etats Unis qui ressort. Il y a eu tellement en un an que c’est dur de raconter, c’est dur comme quand on demande une fois rentrée, alors c’était comment. Comment vous résumerez un an de votre vie vous ? Comment résumez ces liens si forts qu’on a crée avec des gens venus des quatre coins du monde, qu’on est pas sur de revoir un jour et on ne sait même pas où. Ces gens en un an sont devenus une famille, des gens qui vivaient pour la plupart la même chose que moi. Ces gens à qui on s’attache vite et très fort parce qu’on sait qu’on a pas vraiment le temps de se poser trois mille questions, alors si on le sent, on fait confiance et on s’aime fort fort fort.

Los Angeles

C’est vivre à 300 à l’heure, se laisser guider par la folie, l’envie, la spontanéité et l’aventure.

C’est dur de résumer la vie sur un campus américain, alors oui tous les clichés sont vrais et en même temps pas tant que ça. Non tous les américains ne sont pas obèses, oui la plupart des étudiants travaillent en plus de leurs études, et non les basketteurs et cheerleaders ne sont pas super populaires, et oui il y a bien des fraternités et sororités. Et j’ai envie de revenir au gym parce que franchement c’est un peu trop cool de pouvoir y aller de nuit comme de jour pour courir, jouer au basketball entre amis (ce qui m’a valu une belle entorse, basketteuse professionnelle je passe mon tour), ou au badminton, et puis même qu’on peut faire de l’escalade, prendre des courses de danse et avoir un coach particulier (non mais je vous dit, le gym = le rêve = comment je n’ai pas pris de poids). C’est qui était plus ou moins cool par moment aussi c’etait de partager sa chambre de 20m2 avec quelqu’un et la salle de bain avec les filles de l’étage (mais elles étaient cool et propres), et de devoir aller au self. Ce qui était cool aussi, c’est que les gens ne font pas particulièrement attention à comment ils s’habillent alors va pour le pyjama pour aller faire les courses ou prendre le petit déjeuner, mais pour nous autres européens, ça paraît inconcevable (et je fais partie de ce lot, non je ne descendrais pas à la cafeteria en pyjama à carreaux) alors on avait des compliments sur notre tenue (et franchement faut avouer que c’est plutôt cool pour l’ego). Je pourrais aussi vous dire comment les prix changent entre les Etats Unis et la France (comme Starbucks ou une paire de Converse et que ça choque un peu quand on rentre) Et il y a eu des matchs de basket, de football, de volley aussi, et toujours des pompom girls et l’hymne américain à chaque fois.

Yosemite

Je pourrais encore vous dire pleins de choses comme le patriotisme américain (et surtout en classe de relations internationales), ou le fait qu’on reconnaissait les français à leurs chaussures, les français portent des espadrilles (et ils râlent aussi, beaucoup, trop),ou encore que c’est un peu déconcertant la première fois où on te demande comment tu vas à la caisse, et quand on te demande si à 20 ans, tu cherches déjà ton mari (parce que tu es un peu en retard tu comprends) Je ne sais pas trop si je vous raconte vraiment mon année mais quatre ans après, et puis un an à raconter, c’est beaucoup et cet article est déjà beaucoup trop long. (demain, ou lundi, je vous parle de voyage pendant cette année)

Malibu

Ps: Toutes les photos m’appartiennent ou aux copines (Merci les copines)(dans l’ordre : Venice Beach, San Francisco, Los Angeles, Yosemite et Malibu), prière de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

18 réflexions sur “De l’autre côté de l’atlantique [Part I]

  1. y a beaucoup de choses qui s’appliquent au Canada aussi, c’est marrant 🙂 et c’est chouette de lire tes impressions en vrac, brutes, ça donne envie d’en savoir plus, de lire le Part 2 🙂

  2. « Et des fois, bien s’en sortir, même mieux que certains étudiants américains parce qu’on nous a appris à rédiger et qu’on fait un peu plus attention. Et parce que le par cœur ça nous connaît. » Je ne peux qu’approuver, même chose à Toronto, quand les élèves rendent un propre, on se demande si ce n’est pas le brouillon…

    Bref, vivement la partie 2 🙂

  3. Ton article donne envie d’y aller, je suis sûre que cette expérience t’as beaucoup enrichi ! Les rencontres, les événements, ça doit être fou !

    Romy

  4. Pas facile de raconter une si belle aventure. Pourtant tu le fait bien, on a presque l’impression d’y être. Chaque découverte d’un autre univers que le sien est source d’enrichissement. On apprend sur nous et sur les autres. Le départ est l’étape la plus difficile.
    Hâte de lire la suite. Belle journée à toi.

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